Le Siamois, l’Oriental, le Balinais, le Mandarin et le Peterbald forment une grande famille de chats à la silhouette longiligne, souvent regroupée sous le nom de « races orientales ». Ils partagent une histoire génétique commune, mais se distinguent par la longueur du poil, la palette de couleurs ou l’origine géographique. Voici un tour d’horizon pour mieux les différencier.
Une souche d’origine commune
Siamois, Oriental, Balinais et Mandarin descendent tous du même chat originaire de Thaïlande (l’ancien Siam). En France, le LOOF les rassemble d’ailleurs dans un seul et même groupe de standard, appelé « groupe Siamois, Oriental, Balinais et Mandarin » : la morphologie (corps tubulaire, tête triangulaire, grandes oreilles, yeux en amande) répond à des critères quasiment identiques pour ces quatre races. Le Peterbald, lui, est une création russe beaucoup plus récente, née d’un croisement volontaire entre un Don Sphynx et une femelle Oriental.
Le Siamois
C’est la race historique du groupe. Le Siamois se reconnaît à son poil court et surtout à son motif colourpoint : un corps clair et des extrémités (masque, oreilles, pattes, queue) plus foncées. Les yeux sont obligatoirement bleus.
L’Oriental
L’Oriental partage exactement la même morphologie et le même poil court que le Siamois, mais sans le motif colourpoint : sa robe peut être unie, tabby, bicolore ou écaille, dans une très large palette de couleurs. Certains le considèrent même comme la forme d’origine, le Siamois n’étant qu’une variante colourpoint.
Le Balinais
Le Balinais est tout simplement un Siamois à poil mi-long, apparu par mutation aux États-Unis. Il conserve le motif colourpoint et les yeux bleus du Siamois, avec une fourrure plus longue et soyeuse, en particulier au niveau de la queue en panache.
Le Mandarin
Le Mandarin, aussi appelé Oriental Longhair ou Javanais selon les fédérations, est l’équivalent du Balinais pour l’Oriental : un poil mi-long, mais sans motif colourpoint, avec une palette de couleurs aussi large que celle de l’Oriental. Le LOOF l’associe d’ailleurs administrativement au Balinais, dont il se distingue notamment par ses yeux verts et l’étendue de ses couleurs de robe. C’est une race encore rare en France.
Le Peterbald
Né à Saint-Pétersbourg en 1994 du croisement d’un Don Sphynx et d’une Oriental à poil court, le Peterbald hérite de la silhouette orientale mais pas du pelage : selon les individus, sa peau va du quasi-nu au poil très court et fin, en passant par plusieurs textures intermédiaires. Contrairement aux quatre autres races, il n’appartient pas au même groupe de standard et n’est pas issu d’une simple mutation de longueur de poil, mais d’un programme de croisement délibéré.
Tableau comparatif
| Race | Origine | Longueur de poil | Couleurs |
|---|---|---|---|
| Siamois | Thaïlande | Court | Colourpoint uniquement |
| Oriental | Thaïlande / Royaume-Uni | Court | Toutes couleurs, sans colourpoint |
| Balinais | États-Unis (mutation du Siamois) | Mi-long | Colourpoint uniquement |
| Mandarin | États-Unis (croisement Oriental x Balinais) | Mi-long | Toutes couleurs, sans colourpoint |
| Peterbald | Russie, 1994 (Don Sphynx x Oriental) | Nu à très court (plusieurs textures) | Toutes couleurs |
En résumé
Siamois, Oriental, Balinais et Mandarin forment un continuum autour de deux critères : la présence ou non du motif colourpoint, et la longueur du poil. Le Peterbald, malgré son allure très proche de l’Oriental, appartient à une histoire génétique distincte, liée à la mutation sans poil apportée par le Don Sphynx.



